mercredi 10 décembre 2008

Claudine Muno & the Luna Boots

En cette fin de session trop vite arrivée, je suis depuis trop longtemps cloitrée dans ma chambre, afin d'essayer d'extirper un peu de jus de mes nombreuses notes de cours. Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je dois absolument avoir un peu de musique lorsque je travaille. Ça motive!

Devenue depuis maintenant un an et demi une étudiante pauvre vivant hors de la maison, ma bibliothèque de CDs se fait de plus en plus désuète. (L'achat de CDs étant passé de la catégorie "Élément vital à ma survie" à "Ok c'est bon, j'ai les moyens pour me gâter ce mois-ci".) Et pas question de pirater, c'est contre mes principes!

Alors voilà que depuis quelques mois j'écoute de la musique sur le site Deezer. Ce qui est bien, c'est que je découvre de nouveaux artistes. Ce qui est moins bien, c'est que ma liste de CD à acheter ne fait que s'agrandir! Vivement Noël et mon anniversaire!

Cette semaine, j'ai fait la découverte de Claudine Muno & the Luna Boots. Claudine Muno est une Luxembourgeoise de 27 ans apparement très connue dans le milieu culturel de son pays. Auteure très prisée, elle a reçu plusieurs prix pour ses romans, notament en 2004 pour le titre "Frigo" (dont je ne connais aucunement l'existence, mais que je vais tenter de me procurer bientôt!) Elle écrit aussi pour le théâtre, et, bien sûr, des chansons. En anglais, en français ou en luxembourgeois, rien ne semble pouvoir l'arrêter. Malgré ses allures de petite femme, avec ses chandails à saveur d'adolescente, Claudine Muno a un énorme talent en elle.

Son album Petites chansons méchantes est tout simplement un petit bijou! Ses textes, tous magnifiquement écrits, sont transposés sur des mélodies dont on ne peut se lasser. Guitares, acordéons, basses, piano: des airs de jazz, tantôt sautillants tantôt plus calmes. Personnellement, je craque en ce moment pour les pièces Émilie, Boris Eltsine, Petite chanson méchante et Alaska. Cette dernière est la seule chanson écrite en luxembourgeois.

"Claudine Muno & the Luna Boots glissent un timbre de voir envoûtant sur des comptines en clair-obscur. Une chanson tout à tour français ou anglo-saxonne, en tout cas intimiste et truffée de clins d'oeils espiègles, s,appuyat sur un folk/rock boisé et viscéral." Voilà comment les Luna Boots décrivent leur musique. Juste avec ces mots, comment est-il possible de ne pas vouloir écouter, ne serait-ce que pour tendre l'oreille quelques secondes!

C'était ma découverte de la semaine! D'autres seront à venir!

dimanche 9 novembre 2008

Miniatures: L'univers de José Navas



Du 23 octobre au 8 novembre dernier, le danseur et chorégraphe José Navas présentait Miniatures, une nouvelle création solo à L’Agora de la danse, à Montréal. « Un autoportrait sous forme de mosaïque impressionniste », voila comment Navas décrit son œuvre. À travers les sept pièces créées, il raconte son histoire, son évolution en tant que soliste, interprète et chorégraphe. Dans ce spectacle intime, José Navas se met à nu et se livre complètement au public. Sept pièces, sept chansons, sept parties de sa vie.

C’est dans une petite salle de L’Agora de la danse que nous accueille le soliste contemporain. Un tapis de danse blanc et des rideaux à demi ouverts sont les seuls éléments de décors. Face au public, en retrait entre les rideaux, Navas attend sur une chaise. Durant le spectacle, il y retournera entre chaque extrait, pour changer de costume devant nos yeux. Cette mise en scène hors du commun établit un contact très intime entre le spectateur et le danseur. On a l’impression qu’il nous invite à faire partie du numéro.

Dans chacune de ses pièces, Navas nous raconte une partie de sa vie. Dans une série de mouvements, il offre une interprétation qui captive le public. Du contemporain à l’état pur et des mouvements épurés au maximum, qui n’ont rien à voir avec la chorégraphie théâtrale, ce qui peut déstabiliser un spectateur.

Je dois l’avouer, j’ai moi-même hésité longuement avant d’être tout à fait à l’aise avec lui. Le début ressemblait plus à un adage qu’à une vraie chorégraphie : c’était une suite de mouvements qui semblaient sortir de nulle part. Mais il faut voir un peu plus loin. En fait, ce qui est bien avec ce type de danse c’est qu’on peut lui attribuer le sens que l’on veut. Nous ne savons rien des intentions du danseur, mais ne pouvons qu’imaginer ce qu’il tente de nous raconter. Ses expressions, ses gestes et ses sentiments viennent chercher en nous des souvenirs et des émotions qui nous rapprochent de lui. Je crois qu’il faut un certain ajustement pour bien recevoir ce que l’artiste a à donner. Après cela, il est possible de voir toute la beauté de chaque petit mouvement.

Une expérience unique et hors du commun, à laquelle il faut gouter au moins une fois dans sa vie.

Né en 1965 au Venezuela, José Navas commence sa formation à Caracas, puis s’envole pour New York. Il s’établit au Québec en 1991, où il fondera quatre ans plus tard la Compagnie Flak. Après 11 ans, sa compagnie comptait à son actif plus de 300 représentations dans 20 pays différents. Navas a reçu plusieurs prix de distinctions internationales, tel que le « Meilleur jeune chorégraphe étranger » du magazine Ballet Tanz Aktuell International en 1999.

mercredi 15 octobre 2008

On n'a pas assez de cinq doigts dans une main

Je vous en avais parlé il y a quelques semaines, dans un billet sur Appartement beige, nouvellement rebaptisé Confessions: Le collectif des 7 doigts de la main, troupe de cirque montréalaise, présentait son nouveau spectacle à la TOHU, du 23 septembre au 11 octobre dernier. La Vie, un spectacle sur la mort...
Après avoir bavé devant les extraits que j'ai visionné sans cesse sur Youtube durant deux semaines, j'ai enfin pu aller voir "pour de vrai" ce qui est, selon moi, le meilleur show de l'année.
Dans un délicieux numéro mélangeant cirque, musique, danse, théâtre, cabaret et sensualité, la troupe a su en épater plus d’un grâce à son originalité sans pareille.

Le spectacle n’est même pas encore commencé qu’on nous plonge déjà dans l’univers de La Vie… bien qu’en fait, ce soit celui de la mort. Pendant que nous prenons place, un homme en complet bleu poudre et souliers de course blancs concocte des airs rythmés avec son enregistreuse portative. Une secrétaire aimable, mais pincée accueille quelques personnes, leur pose des questions. Un peu plus loin, dans les escaliers, une jeune femme tout droit sortie de l’asile déambule à travers les gens, tandis qu’au parterre, un riche PDG gonflé aborde sans gêne les spectatrices.

Puis arrive le maître de cérémonie, Sébastien Soldevila, un Français des plus prétentieux, qui nous accueille d’une étrange façon : « Bienvenue au purgatoire! Vous êtes maintenant tous morts! » Il prend ensuite les présences en scandant le nom de certains spectateurs. Il est interrompu par Patrick Léonard, un nouvel arrivé dans le monde des morts. C’est principalement autour de lui et du maître de cérémonie que les autres personnages graviteront.

À travers les tristes histoires de chacun des personnages, morts de façon tragique, des numéros d’acrobaties, de jongleries, de voltige, de contorsion et d’équilibre s’enchainent l’un à la suite de l’autre. Catastrophes et déchirures amoureuses sont abordées de façon humaine, triste et sensée. Malgré la lourdeur de certains propos, les interprètes réussissent tout de même à nous faire rire. Voilà qui démontre l’efficacité et le professionnalisme du collectif. L’histoire est bien montée et le script merveilleusement écrit. Les éléments sont tous bien ficelés et ont chacun leur place; rien ne semble de trop. Les 7 doigts réussissent à créer un rapprochement entre eux et le public.

« En sortant d’ici, faites ce que vous voulez, mais n’oubliez pas de vivre! » Voilà ce que tente de nous dire La Vie. Les artistes nous laissent sur une très belle note, qui nous permet de réfléchir un peu et de faire le point sur la vie… du moins, la nôtre.

Et si je mourais demain? Et s’il vous arrivait quelque chose de grave? Que feriez-vous? Que ferions-nous? Est-ce que ça vaut la peine de vivre à 100 miles à l’heure? Sans rien voir passer? Ne vaudrait-il pas mieux s’arrêter, quelques fois, tout simplement pour respirer, sourire et être heureux de ce que nous vivons présentement?
Si ce spectacle a su nous éblouir de par ses artistes et leur cabrioles, il a aussi su mettre en nous des questions que l'on ne se pose pas assez... ou que l'on tente parfois de fuir.

Pour les plus curieux, n’hésitez pas à visiter le site des 7 doigts (que j'ai mis en lien dans la section "Je cite leur site". Dam je suis ben trop thématique!

samedi 11 octobre 2008

Une (nouvelle) première

Dans un élan qui se veut plus sérieux/intéressant, voici mon nouveau blog, qui portera sur (vous l'avez probablement deviné) la culture.

La culture...mot très vaste qui, selon moi, se voit donner une définition différente selon chaque personne. Parce que nous sommes tous différents et que la culture, bien qu'élément important d'une société, est d'abord établie par les gens qui construisent cette dernière.

J'écrirai ici quelques chroniques sur les arts, les langues, les moeurs de notre société, bref, tout ce qui nourrit notre culture mais aussi celles des autres.

Découvertes et redécouvertes...n'hésitez pas à me faire part des vôtres!